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Parcours professionnel atypique partie 1 – les choix « x »

Actualité | 2021-01-11
CIE emploi Laurentides

Bonjour, je m’appelle Suzie et, dans mon travail, j’ai la chance d’accompagner des gens en questionnement qui souhaitent explorer l’univers de l’emploi et valider un projet professionnel. Dans le meilleur des mondes, les participants souhaitent souvent réintégrer le marché du travail à l’aide de leurs compétences transférables mais, parfois, un retour aux études s’impose de même qu’un sentiment de PANIQUE. J’entends souvent mes clients dire « Oui mais je suis trop vieux pour retourner aux études » ou « Ce n’était pas ça mon plan de match au départ », ou encore « J’ai l’impression que tout ce que j’ai fait avant, que je l’ai fait pour rien » et « Pourquoi ça m’arrive à moi? »  Sachez que si vous faites partie des gens ayant eu un parcours linéaire, vous faites partie d’une très faible minorité. Je suis conseillère en emploi, ça n’a pas toujours été ainsi et aujourd’hui j’ai décidé de faire de l’auto-dévoilement car, moi aussi, j’ai vécu un parcours scolaire et professionnel non linéaire! Voici la partie 1 de mon histoire!

L’adolescence, faire un choix « X »

Je viens d’une famille manuelle! Mon grand-père, mon père et mon frère travaillaient ensemble comme peintres en bâtiment et menuisiers. Ça semblait tellement bien! Quoi de mieux que de travailler en famille et d’avoir ce plaisir?

Enfant, mon côté artistique était très développé. J’aimais exprimer mes idées, mes goûts, ma personnalité et utiliser ma créativité. J’aimais les belles choses et lorsque l’on me demandait ce que je voulais faire plus tard, je répondais décoratrice d’intérieur. Je m’imaginais déjà travailler avec la famille. J’avais l’intention de terminer ma cinquième année du secondaire en juin 2005 et d’étudier au centre professionnel le plus proche dès le mois de septembre. J’étais en mesure de me projeter dans l’avenir, me voyant terminer mes études et être embauché par mon père. Avoir une sécurité d’emploi dans une voie facile, mais idéale et accessible. À 20 ans, j’aurais mon emploi de rêve, ma maison, ma voiture et je pourrais voler de mes propres ailes.

Étudier X

Malheureusement, ça ne s’est pas du tout, mais du tout passé comme ça! Toutefois, ça m’a permis d’être celle que je suis aujourd’hui.

Anicroche

En 2003, à l’âge de 15 ans, j’ai perdu l’homme de ma vie : mon père. L’année scolaire en cours était presque terminée et j’avais réussi à passer au travers. Cependant, à la rentrée scolaire suivante, les choses se sont compliquées comme si, subitement, j’étais confrontée à la réalité. J’avais un deuil à faire et j’étais tombée malade. Diagnostic d’anxiété généralisée. J’avais passé toute mon année scolaire à apprendre à vivre avec ma nouvelle situation ce qui avait fait en sorte que je m’étais absentée à plusieurs cours et que j’avais terminé ma quatrième année du secondaire avec deux échecs : histoire et sciences physiques. Il s’agissait de deux cours obligatoires pour l’obtention du diplôme d’études secondaires supérieur (titre utilisé à l’époque qui signifiait que la personne avait les prérequis pour poursuivre ses études au Cégep).

Je me souviens que ma mère m’avait suggéré de redoubler mon année ce qui était hors de question. Étant ouverte à reprendre les cours échoués et voulant rester en option danse, j’avais eu la possibilité de reprendre uniquement le cours de sciences physiques. De toute façon, j’avais toujours l’intention d’aller étudier à l’école professionnelle et l’histoire n’était pas un prérequis.

Complication

En raison de ma santé qui tardait à se placer, ma mère ne souhaitait pas que je suive mes cours de conduite. La situation se compliquait puisque l’école qui offrait la formation professionnelle que je souhaitais entreprendre se trouvait à Laval! Il me fallait un permis et une voiture pour y aller! Il était hors de question que je déménage et le transport en commun n’était pas une option. Donc, j’ai dû me rendre à l’évidence que je ne commencerais pas ma formation en septembre 2005 tel que prévu. J’ai alors été rencontrer le conseiller d’orientation de l’école pour connaître mes possibilités. Je ne souhaitais pas prendre une année sabbatique et je voulais que mon choix soit cohérent avec mes ambitions. C’est alors qu’on m’a annoncé que je risquais d’échouer mon anglais de secondaire 5. Je n’avais aucune excuse et j’avais d’ailleurs toujours eu de la difficulté en anglais et je considérais avoir eu de la chance de ne jamais avoir doublé cette matière. Alors, le conseiller m’a suggéré deux options : (1) m’inscrire à l’école aux adultes afin d’obtenir mon diplôme d’études secondaires supérieur en terminant mes cours d’histoire et d’anglais; (2) faire une formation professionnelle de vente-conseil, d’une durée d’environ 6 mois. J’ai choisi la formation en vente car je me suis dit qu’elle pourrait m’être utile dans ma future carrière de conseillère en décoration, que la formation était de courte durée, que j’allais avoir le temps d’obtenir mon permis de conduire et que j’allais alors pouvoir m’inscrire en septembre 2006 en décoration.

Imprévu

En mars 2006, j’avais enfin mon permis de conduire en poche et j’étais détentrice d’un diplôme d’études professionnelles en vente-conseil. J’avais même obtenu, grâce à des crédits professionnels, mon diplôme d’études secondaires au courant de l’année. Malheureusement, c’est alors qu’on m’annonçait que j’avais bien été acceptée en décoration intérieure et étalage… de soir. Ouin… Je ne suis pas une fille de soir. Je me connaissais assez bien pour savoir que ça ne fonctionnerait pas. J’ai donc repoussé mon projet jusqu’en janvier 2007. Mais qu’allais-je faire jusque-là? Encore une fois, je me refusais à rester inactive. Maintenant un peu plus mature, je me suis inscrite à l’école aux adultes afin d’aller chercher le petit « plus » pour le Cégep. Oui, j’avais obtenu mon DES l’année précédente mais je n’avais toujours pas les préalables nécessaires pour aller au Cégep et, même si ce n’était pas mon objectif d’y aller, je me suis dit : pourquoi pas? J’ai donc, pendant quatre mois, travaillé à temps partiel comme conseillère à la vente et complété deux cours aux adultes.

J’ai finalement complété mes études professionnelles en décoration intérieure et étalage de janvier 2007 à décembre 2008. Diplômée, avec un stage dans une émission de télévision, gagnante de deux prix, j’ai trouvé un emploi dans mon domaine en avril 2009. Le plus comique c’est que j’ai choisi la voie de la présentation visuelle plutôt que celle de la décoration!

Bref, on nous demande dès notre plus jeune âge ce que l’on souhaite effectuer comme métier. Nous pensons connaitre nos goûts et nos compétences, mais ceux-ci se développent au courant de la vie. Étant très motivée par la décoration, je suis restée accrochée à cette vocation sans me remettre en question. Mon parcours n'a pas été linéaire et, aujourd’hui, je suis une conseillère en emploi. Voici donc la fin de mon premier récit en lien avec les parcours professionnels atypiques. 

Pour connaître la suite et comprendre comment je suis devenue conseillère en emploi, je vous invite à rester à l’affut de la prochaine publication! 

À bientôt!

Suzie, Conseillère en emploi



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